Parce-que, parce-que, les ailes coûtent trop cher ?

Parce-que, parce-que, les ailes coûtent trop cher ?
Malaise, elle a la voix douce, malaise, je sens que. Eclater. Je. Me sens mal. Malaise, bon dieu, ça prend la gorge, si fort, si fort, berce-moi encore, malaise, je me sens tellement. Seule. Tellement, les nuages volent tous à moi, ils me cachent, me cachent vos yeux et vos oreilles, me cachent, me cachent, je ne vois plus personne, un jour je partirai et vous le savez. Me cachent. Malaise. Malaisé. Elle est douce sa voix, "So kiss me", j'ai mal, j'ai mal, les larmes sortent plus, elles sortent quand je veux pas, elles sortent au milieu d'un fous-rire, elles sortent quand je les rejette, la vie n'est qu'un rejet, un histoire de malaise, mal-être, c'est donc ça vivre, enfin, on sait pas pourquoi mais on le fait, mécanisme, l'histoire est un fantôme, y'a des centaines de voix qui se mélangent et se gueulent dessus, une à une, laisser tomber des feuilles poussiéreuses, les mots sont salis eux aussi, la cendre, la cendre, le malaise réduit les choses à un miroir accoucheur d'âmes, une farandolle d'ironie, je voudrais savoir par coeur les résidus de cire qui trainent sur les bougies, comme les restes d'une passion, le mensonge, mensonge, malaise, je, j'ai mal. Je voudrais qu'on me dise ce qu'il m'arrive, pourquoi, ce qu'on fout là, je voudrais savoir ce qu'on attends pour tous se foutre en l'air, c'est quoi ce vent là qui parcourt en frissonnant les pétales du cimetierre de nos maux, c'est quoi l'odeur puante et délicieuse du songe qui nous a tous foutu là, l'envie si profonde de se réveiller qui obsède, cependant l'idée de réalité n'a jamais été si forte, l'idée que c'est bien cette fumée nocive qui pette les frontières de l'humanité, mais bordel ça m'obsède à la fin, l'humanité, l'humanité, ce mot là on ne l'a jamais expliqué à personne et chacun l'a interprété à sa façon, comme le reste, c'est qu'une suite d'incomprehensions, et qu'y'aurait il à comprendre, on est tous plus ou moins là, voit-on seulement les vraies couleurs, est-ce bien des notes de musiques qu'on entends, tous ces mots qu'on a overdosé de sens sont-ils autre chose que la poussière d'un mal qui rôde depuis la nuit des temps, la nuit des temps, l'aube, je ne sais plus, c'est marrant, des petites fourmis, tiens c'est drôle comme ça peut être cruel le rire, c'est drôle, et je m'abandonne, je m'abîme dans un rire sans fin, blesse et crée le malaise, blesse, il n'y a que ça de vrai, je voudrais tant me poster au sommet du monde et cracher un molard géant, putain que j'ai mal, putain, putain, même ce mot là n'existe pas, il n'y a plus rien, rien, et je crêve seule, je, crêve un peu plus fort chaque jour, les cigarettes se consument seules, ce n'est même plus mon souffle qui les réduit en cendre, le vide embrase le vide, je voudrait créer l'essence, tisser une toîle d'araignée, je voudrais, du bout des doigts, si on pouvait faire sortir le vide du vide, si on pouvait stopper ce disque de silence qui nous brise les tympans, briser la glace, mon dieu je malaise. Des armes, frissons, mais est-ce que c'est vrai, vrai, je voudrais tellement savoir où je suis, je voudrais arrêter de courir un peu, j'ai l'impression que je précipite et qu'à la fois je stoppe le vide, je, je ne sais pas, en moi il n'y a plus rien que ce mal égoïste qui me possède parfois, souvent, parfois souvent, parfois, tout le temps, que je soigne comme une richesse, cultive, un chant de douleur, champ, les OGM ne sont rien, la mondialisation, les élections, tout ça, je voudrais bien que ça ne soit pas là, je voudrais bien, Esperanto mon cul, cache cache avec l'iréel réel, les chars d'assauts des laboureurs d'ennui ne cesseront jamais de piquer chaque parcelle de l'être, enscemencée de pluie, j'ai mal.

# Posté le jeudi 08 mars 2007 15:13